Traitement de la sécheresse vaginale
Solutions et traitements pour soulager l’atrophie vulvo-vaginale (AVV)
L’atrophie vulvo-vaginale (AVV) — aujourd’hui souvent appelée syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) — est une affection fréquente liée surtout à la diminution des œstrogènes. Elle touche la vulve, le vagin et parfois les voies urinaires.
Qu’est-ce que l’atrophie vulvo-vaginale ?
Il s’agit d’une altération progressive des tissus vulvaires et vaginaux :
- amincissement des parois du vagin,
- perte d’élasticité et de souplesse,
- diminution de la lubrification naturelle,
- modification de la flore vaginale (pH plus élevé).
Ces changements expliquent la sécheresse intime et les symptômes associés.
Quels sont les symptômes ?
Les manifestations varient d’une femme à l’autre, mais on retrouve souvent :
- sécheresse vaginale persistante,
- irritations, brûlures, démangeaisons,
- sensation de tiraillement ou de fragilité,
- douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie),
- inconfort ou douleurs lors d’activités physiques,
- parfois symptômes urinaires associés : envies fréquentes d’uriner, brûlures urinaires, infections urinaires répétées.
Quelles sont les causes ?
La cause principale est la baisse des œstrogènes, notamment :
- après l’accouchement, pendant l’allaitement (de façon transitoire)
- pendant et après la ménopause
- après une ovariectomie,
- après les traitements contre le cancer du ou lors de certains traitements (anti-hormonaux, chimiothérapie)-
Qui est concernée ?
- jusqu’à 50 à 60 % des femmes ménopausées peuvent être concernées.
- contrairement aux bouffées de chaleur, l’AVV ne disparaît pas spontanément et peut s’aggraver sans prise en charge.
Comment est posé le diagnostic ?
- le plus souvent par un examen clinique gynécologique.
- les symptômes décrits par la patiente sont essentiels.
- des examens complémentaires
Quelles sont les solutions et traitements ?
Quels sont les traitements existants ?
Les méthodes habituelles visent à pallier le manque d’œstrogènes à l’aide de médicaments. Mais ces traitements locaux peuvent être difficiles à supporter au quotidien sur les tissus fragilisés et ne suffisent pas à réhydrater localement le vagin.
Un traitement plus récent consiste à injecter le gel d’acide hyaluronique directement dans les muqueuses vestibulaires et vaginales afin de les réhydrater et retonifier. L’effet bénéfique de ce traitement peut aller jusqu’à 12 mois.
Pourquoi l’acide hyaluronique est-il important ?
AU SECOURS DES PROBLÈMES INTIMES
L’acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans tout le corps humain et en particulier dans certains tissus comme la peau ou encore les muqueuses pour réhydrater votre muqueuse vaginale.
Elle a la propriété de retenir jusqu’à 1000 fois son poids en eau, et joue par conséquent un rôle important pour l’hydratation et la tonicité des tissus dans lesquels elle se trouve.
Pour le traitement des femmes atteintes d’une atrophie vulvo-vaginale, l’acide hyaluronique peut être transformé en gel injectable. Du fait de sa courte durée de vie et de sa solubilité dans l’eau, un processus de réticulation doit être appliqué à cette molécule pour la stabiliser.
Ce processus de réticulation précis prolonge la durée de vie du gel injecté dans les tissus du corps.
Quand consulter ?
Dès l’apparition d’une sécheresse intime persistante, de douleurs ou d’un impact sur la qualité de vie ou la sexualité.
Parler de ces symptômes à un professionnel de santé est important : ce n’est ni rare, ni une fatalité.
